Il était une fois trois petits cochons. Le premier était très sale et habitait dehors sur la paille. Le second était un peu plus propre et habitait dans une maison de fagot. Le troisième était une fée du logis dans sa parfaite maison de brique. Le méchant scientifique arrive la dessus et compte la proportion de germes saprophytes dans l'intestin des petits cochons (les bons germes qui lorsqu'ils sont là limitent le développement des mauvais germes qui donnent la diarrhée). Et bien le premier petit cochon a 90% de germes saprophytes, le deuxième 70% et le dernier 50%. La morale de cette histoire et que trop d'hygiène tue l'hygiène, surtout dans la petite enfance. C'est l'hypothèse de l'hygiène (hygiene hypothesis) pour expliquer l'augmentation des cas d'allergie que l'on constate de nos jours. Mais une autre étude étend cette hypothèse non seulement aux allergies mais aussi aux maladies inflammatoires. Cette deuxième étude a observé une corrélation entre le nombre de maladies dans la petite enfance (infections respiratoires et diarrhées dans les deux premières années) et le dosage sanguin d'un marqueur de l'inflammation à l'âge de 20 ans.
Mulder IE et al. Environmentally-acquired bacteria influence microbial diversity and natural innate immune responses at gut surfaces. BMC biol. 2009;7:79.
McDade TW et al. Early origins of inflammation: microbial exposures in infancy predict lower levels of C-reactive protein in adulthood. Proc Biol Sci. doi:10.1098/rspb.2009.1795
Mulder IE et al. Environmentally-acquired bacteria influence microbial diversity and natural innate immune responses at gut surfaces. BMC biol. 2009;7:79.
McDade TW et al. Early origins of inflammation: microbial exposures in infancy predict lower levels of C-reactive protein in adulthood. Proc Biol Sci. doi:10.1098/rspb.2009.1795

