lundi 16 février 2009

Elagons l'arbre législatif

Un éditorial récemment publié par Nature demande "l'arrêt de la sur-réglementation de la Recherche à Risque Minimal" (S. Kin et al. Nature 2009;457:534-535) arguant qu'en ce qui concerne la recherche impliquant des volontaires (patients ou sujets sains) une réglementation maximale ne signifie pas protection maximale.
La réglementation de la recherche effectuée sur des volontaires a énormément (et logiquement) évoluée ces dernières années afin de protéger les personnes impliquées dans un protocole expérimental. Cette évolution est souhaitable pour les personnes s'exposant à une procédure comportant un risque (absorption d'un nouveau médicament par exemple). Mais l'est-elle pour les expérimentations qui n'impliquent que des procédures bien connues, sans risque et utilisées tous les jours sur les patients ?
Par exemple, pour enregistrer 5 min de l'électrocardiogramme d'un volontaire sain j'ai besoin de 3 électrodes (7 centimes d'euros pièce) et d'un an de procédures administratives dont le coût s'élève à environ 2000 euros ! Ces investissements en temps et en argent sont-ils eux même éthiques ?

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